Exposition
présentée du 22 septembre 2009 à début
janvier 2010
Depuis quelques années, je me balade un appareil
numérique à la main.
Je marche dans les villes où je joue un spectacle
et au hasard des envies, en suivant des pistes imaginaires,
je regarde ce que mes pas rencontrent. Les signes que quelqu’un
d’inconnu m’a laissés en passant par
là.
Je suis la trace, fasciné par cette mise en scène
aléatoire, en quête d’une histoire impossible,
d’une écriture infinie à laquelle manquent
forcément des pages, laissées derrière
moi dans une rue que je n’ai pas parcourue, sur un
mur dont je n’ai regardé qu’une face.
Humain au milieu des humains, je continue à être
fasciné par le travail volontaire ou involontaire
de mes semblables, tous ces gens qui cumulent, coupent,
écrasent, jettent, posent, consomment, déplacent,
arrachent, couvrent. Ils composent quelque chose d’indéfinissable
qui court en parallèle, juste à côté
de nos chemins et pour ça, je leur suis redevable.