"Evolutions"
Photographies de Kevin Gaya
A partir du 3 juillet 2010
PUNK LOLITA, SWEET LOLITA, SWEET ROCK, METALLEUX, GOTHIC
LOLITA, VISUAL KEI, GLAM ROCK …
Pour
les profanes ces noms sont très insolites.
Ils nous touchent pourtant de près.
A travers le monde, beaucoup de jeunes s’associent
à une mode alternative, qui devient parfois
un mode de vie.
Ils affirment leur attachement à un mouvement
dans lequel ils se reconnaissent, mais aussi pour
montrer qu’ils refusent la culture conservatrice
de la société dans laquelle ils ne trouvent
pas leurs repères. Cette critique de la société
n’est pas nouvelle, elle a toujours existé.
On se souvient des beatniks et ses baba cools qui
refusaient la société bourgeoise de
consommation dès les années 50 et du
mouvement hippie des années 60, véritable
courant de contre culture. Woodstock (1969) avait
montré au monde l’énorme communion
d’une jeunesse désireuse d’un autre
monde.
On se souvient aussi, né de la fureur en 1977,
du mouvement punk (mot anglais signifiant à
la fois « vaurien », « voyou »
ou « hors la loi »).
Cette contestation a pris au cours de ces dernières
années une apparence nouvelle par une multiplicité
esthétique, souvent élaborée
à partir d’un courant musical (et des
groupes qui le représentent).
Par leurs vêtements, parfois sophistiqués,
et les accessoires qu’ils portent, par leur
maquillage aussi, ils affichent leur particularisme
et leur appartenance à des groupes très
différenciés.
Kevin Gaya a voulu en témoigner par la photographie
et nous montrer, par son approche auprès de
trois groupes qu’il a pu rencontrer «
chez nous » (dans nos Ardennes), que la différence
est une richesse, et la tolérance … une
nécessité absolue :
« Cette recherche de soi, ce désir d’appartenir
à une culture et à une communauté
est souvent difficile. Ces groupes, souvent mal perçus
et parfois dénigrés, font régulièrement
l’objet de violence. »
« J’ai voulu photographier ces trois groupes
dans le simple but de représenter les évolutions
de ces jeunes ; ils sont non-violents et souvent incompris,
ne recherchent aucune gloire et demandent simplement
à être considérés et reconnus
comme des personnes normales et non comme des originaux
décalés. »
Kevin
Gaya montre aussi qu’il est intéressant
de constater que l’influence des courants s’opère
de manière plus complexe qu’auparavant,
et sans doute plus équilibrée.
A titre d’exemple, les mouvements artistiques
d’avant-garde, dominés jusqu’alors
par le monde occidental, tirent aujourd’hui,
pour certains, leur inspiration de l’Empire
du Soleil Levant. |